exposition du 13 mars au 20 décembre 2026

fondation arp

Vingt-cinq ans les séparent, mais Jean Arp

et François Stahly ont trouvé tous deux dans la sculpture un langage inédit. Celui qui leur permit de matérialiser leurs visions du rôle d’un artiste dans la grande harmonie de la nature.

 

La fondation arp consacre pour la première fois

sa nouvelle exposition au dialogue entre deux grands maîtres qui placèrent la nature au centre de leur sculpture, à travers une cinquantaine d’œuvres, documents

et photographies.

Comment rapprocher deux personnalités autour d’un thème aussi vaste - et pourtant central de l’histoire de l’art - que celui de la nature ? Quels sont les chemins

qui les en rapprochent ? Quels sont ceux où leurs points de vue s’éloignent ? L’exposition n’aura pas pour but

de les comparer, mais de faire dialoguer sur plusieurs sujets ces deux poètes de la sculpture.

 

Le parcours de l’exposition débutera par la découverte de la manière dont Arp (1886-1966), comme plus tard

Stahly (1911-2006), trouvent dans l’observation

de la nature une image très organique. Plantes, pousses, et torses croissent et se répondent, en gardant toujours l’aléatoire et le vivant comme base de l’expression des artistes. Dans un dialogue de creux et de courbes,

leurs œuvres s’animent d’un souffle biomorphique.

 

Une section sera consacrée à la liberté que chacun s’offrait de réinventer la nature. Au lieu de se plier

à ses lignes, ce sont cette fois leurs regards qui s’imposent à elle, donnant à certaines fontaines, forêts ou éléments végétaux un caractère plus marqué pour chacun

des artistes, amenant ainsi des voies de dissemblance entre Arp et Stahly.

 

Le chapitre suivant de l’exposition mettra en lumière

la manière dont chacun a pu enfin donner à la nature

une silhouette architecturale. Idées nouvelles dont

les lignes sont bien plus construites, l’abstraction

de cette nature se développe ainsi de façon

plus géométrique, marquant une différence

affirmée entre leurs œuvres.

 

commissaires
Mirela Ionesco, Chiara Jaeger et Sébastien Tardy

© Crédits